<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>La poésie - reflexions_theoriques</title> <description>Actualité poétique, poésie, poèmes</description> <link>http://lapoesie.blogspirit.com/reflexions_theoriques/</link> <lastBuildDate>Fri, 22 Aug 2008 01:33:36 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2008/01/30/la-poesie-et-les-femmes-selon-theophile-gautier.html</guid> <title>La poésie et les femmes selon Théophile Gautier</title> <link>http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2008/01/30/la-poesie-et-les-femmes-selon-theophile-gautier.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (JPB)</author>   <category>Réflexions théoriques</category>   <pubDate>Wed, 30 Jan 2008 14:51:07 +0100</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il est vrai que les femmes ne s'entendent pas plus en poésie que les choux et les roses, ce qui est très naturel et très simple, étant elles-mêmes la poésie ou tout au moins les meilleurs instruments de poésie: la flûte n'entend ni ne comprend l'air que l'on joue sur elle.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Mademoiselle de Maupin&amp;nbsp;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2007/08/02/la-poesie-selon-marc-hodges.html</guid> <title>La poésie selon Marc Hodges</title> <link>http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2007/08/02/la-poesie-selon-marc-hodges.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (JPB)</author>   <category>Réflexions théoriques</category>   <pubDate>Thu,  2 Aug 2007 15:50:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Marc Hodges estime que la poésie ne peut exister que dans une recherche attentive du niveau zéro du sens de façon à laisser, comme l'arome d'un bon vin, se développer la sensualité absolue que tout individu peut rencontrer dans un rapport à sa langue. Car il s'agit alors d'être dans l'absolu du langage, retrouver sa nature primitive et charnelle pour transmettre l'immédiateté des rapports sensibles au monde. Il dit que, pour cela, le poète, ou du moins celui qui désire s'engager dans une approche poétique de l'écriture, dispose de plusieurs moyens techniques qui ont été, ou non, et de façons différentes, explorés au long de l'histoire littéraire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il classe ainsi plusieurs modalités techniques d'écriture:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - la technique de l'inconscient qui est une recherche de langue sous la langue, l'appui sur des anti-automatismes non contrôlés qui débarrassent la langue de sa tendance naturelle à l'appui sur des ensembles de locutions préfabriquées et rarement repensées. L'image est de cet ordre, davantage donc l'accumulation de l'image ou de l'ensensé, fatrasies, surréalismes, non-sens verses, etc. Les exemples ne manquent pas depuis &quot;le parapluie et la machine à coudre sur une table de dissection&quot; à &quot;le scandale de la pluie abuse le soleil&quot;…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - la technique des &quot;surfaces&quot;: s'en tenir aux surfaces de la langue, à sa matérialité pure, travailler les sons, les rythmes, les dessins de la langue indépendamment de l'aspect signifiant que ces sons, rythmes, dessins peuvent représenter. Prendre le mot &quot;mer&quot; pour m+e+r, pour sa brièveté, ses associations sonores : mère, mare, mort, etc; &quot;Et l'amour et la mer ont la mort pour partage&quot;… Voie utilisée presque exclusivement par les écoles lettristes, spatialistes, sonores, etc. mais présente dans la plupart des jeux phonétiques de la poésie (rimes, rythmes, vers mesurés, etc.). Créer des langues imaginaires…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - la technique des &quot;lieux communs&quot;: détruire le sens en accumulant les automatismes, faire de tout texte un amoncellement de banalités qui sont alors dynamitées par leurs évidences multiples, prendre des pages de l'annuaire du téléphone, faire des listes, des listes de listes, des collections de pseudo-sens dont la vacuité apparaît aussitôt amenant à faire ressortir ce que pourrait, devrait être la langue. Cette technique est une des plus utilisées dans la poésie contemporaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - laisser parler la langue seule, si possible sans intervention humaine visible: donner une place importante aux jeux du hasard, à l'aléatoire, aux rencontres fortuites… créer des &quot;programmes&quot; qui modélisant la langue la dynamitent de l'intérieur en laissant à des machines le soin de construire des &quot;textes&quot; qui, dans l'absence d'un auteur, sont par nature des anti-textes. Faire des machines de langue folles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a peut-être d'autres techniques encore et Marc Hodges prétend être à leur recherche. Il dit aussi qu'il n'y a aucune raison que chaque technique soit exclusive de toutes les autres, au contraire mais dès qu'elles sont recensées, elles deviennent partiellement obsolètes. Or, dit-il, ce qui l'intéresse, c'est d'aller plus loin, trouver des techniques d'abrasion luinguistique jusque là ignorées afin d'atteindre au cœur du bois, approcher d'une poésie sans cesse renouvelée.&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2006/04/28/l-express-donne-une-petite-place-a-la-poesie.html</guid> <title>L'Express donne une petite place à la poésie</title> <link>http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2006/04/28/l-express-donne-une-petite-place-a-la-poesie.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (JPB)</author>   <category>Réflexions théoriques</category>   <pubDate>Fri, 28 Apr 2006 08:14:37 +0200</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Ce que me semble prendre en compte la poésie - celle qui m'intéresse le plus - est cet entre-deux qui est le nôtre. Nous sommes des êtres du milieu. Ni plantes ni animaux, nous n'appartenons pas à la nature de la même manière qu'eux, mais, comme eux, nous en faisons partie. Tout en ayant les deux pieds collés à la réalité terrestre, nous sommes des créatures aspirées vers ce que Mallarmé appelait “l'instinct de ciel en chacun”. Cette nature intermédiaire de l'homme, la poésie s'en occupe plus que tout autre art. Sa fonction, si elle en a une, serait celle-ci: dire comment nous sommes au monde et contribuer à nous y installer un peu mieux… Mais la poésie ne désire pas être “utile”. Le balai sert à balayer. La poésie ne sert pas à poétiser. Si elle le fait, c'est de manière indirecte. Pour moi, la poésie est d'abord affaire de respiration, aussi bien que de résistance, notamment à l'usure des mots. Car nous n'avons pas pleinement conscience de la langue que nous parlons. Je suis très malheureux d'entendre toutes ces vociférations contemporaines, ce jeu débile avec le langage que la publicité instaure. Le rapport au sens est essentiel si l'on veut lutter contre l'intolérance et le fanatisme, contre le simplisme et la langue de bois.&quot;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; du 27/04/2006&lt;br /&gt; Entretien avec Jean-Michel Maulpoix par Laurence Liban (extrait)&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2005/10/26/sens-de-la-poesie.html</guid> <title>Sens de la poésie</title> <link>http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2005/10/26/sens-de-la-poesie.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (JPB)</author>   <category>Réflexions théoriques</category>   <pubDate>Wed, 26 Oct 2005 14:14:18 +0200</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Par la poésie, la vie cherche à sortir de l’idée pour retourner à la vie. Si un poème porte une première signification traduisible en prose, ce qui importe davantage c’est son mode d’être ; la poésie dit l’imperceptible du perceptible et le perceptible de l’imperceptible.&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2005/07/01/de-la-nature-du-vers.html</guid> <title>De la nature du vers</title> <link>http://lapoesie.blogspirit.com/archive/2005/07/01/de-la-nature-du-vers.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (JPB)</author>   <category>Réflexions théoriques</category>   <pubDate>Fri,  1 Jul 2005 16:15:00 +0200</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://lapoesie.blogspirit.com/images/medium_ap_166.2.jpg&quot; /&gt;1.Une langue est un syst&amp;egrave;me ouvert (au sens de la syst&amp;eacute;mique) : organisation complexe -par d&amp;eacute;finition dynamique d'&amp;eacute;l&amp;eacute;ments interactifs pratiquant des &amp;eacute;changes avec son environnement.&lt;br /&gt; 2.Parmi les environnements de la langue : les autres langues, le r&amp;eacute;el, le corps, l'appareil phonatoire, acoustique, la subjectivit&amp;eacute;, l'histoire, etc... L'usage d'une langue s'inscrit dans un flux permanent d'informations.&lt;br /&gt; 3.Tout usage de la langue se situe &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur de son syst&amp;egrave;me : il n'y a pas d'utilisation de la langue qui ne soit inscrite dans le syst&amp;egrave;me linguistique et ne produise des effets sur l'ensemble du syst&amp;egrave;me.&lt;br /&gt; 4.Le syst&amp;egrave;me linguistique est constamment mis en d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibre par les informations qui lui proviennent de son environnement.&lt;br /&gt; 5.Prose et po&amp;eacute;sie sont deux des &amp;eacute;tats possibles du syst&amp;egrave;me.&lt;br /&gt; 6.L'&amp;eacute;tat prose se caract&amp;eacute;rise par une moindre prise en compte de l'entropie du syst&amp;egrave;me : la d&amp;eacute;perdition de sens potentiels y est consid&amp;eacute;rable.&lt;br /&gt; 7.L'&amp;eacute;tat po&amp;eacute;sie se caract&amp;eacute;rise par la recherche de l'entropie minimale, son id&amp;eacute;al est la stabilit&amp;eacute;, la structure cristalline. La d&amp;eacute;perdition de sens potentiels se veut minimale.&lt;br /&gt; 8.La recherche de l'entropie minimale tend &amp;agrave; isoler la po&amp;eacute;sie de l'environnement extra-linguistique.&lt;br /&gt; 9.Le passage de l'&amp;eacute;tat prose &amp;agrave; l'&amp;eacute;tat po&amp;eacute;sie (et r&amp;eacute;ciproquement) est toujours possible, c'est une constante normale du syst&amp;egrave;me. Il ne s'agit donc pas r&amp;eacute;ellement d'&amp;eacute;tats s&amp;eacute;par&amp;eacute;s, bien plut&amp;ocirc;t d'&amp;eacute;tats &amp;quot;contenus&amp;quot;.&lt;br /&gt; 10.Il existe des &amp;eacute;critures &amp;quot;&amp;agrave; la limite&amp;quot;, se situant entre les deux &amp;eacute;tats du syst&amp;egrave;me et pouvant, d'un rien, basculer d'un &amp;eacute;tat dans l'autre.&lt;br /&gt; 11.La &amp;quot;po&amp;eacute;sie en prose&amp;quot; ou la &amp;quot;prose po&amp;eacute;tique&amp;quot; sont des passages &amp;agrave; la limite.&lt;br /&gt; 12.Les &amp;quot;vers blancs&amp;quot; ou les &amp;quot;vers de mirliton&amp;quot; sont des passages &amp;quot;&amp;agrave; la limite&amp;quot;, ils rappellent que prose et vers sont deux &amp;eacute;tats proches d'un m&amp;ecirc;me syst&amp;egrave;me. &lt;br /&gt; 13.L'irritation de certains po&amp;egrave;tes na&amp;iuml;fs devant ces &amp;eacute;critures s'explique ainsi : pour la stabilit&amp;eacute;, elles jouent dangereusement sur l'instabilit&amp;eacute;.&lt;br /&gt; 14.On appelle forme un comportement constant de l'&amp;eacute;tat po&amp;eacute;sie tendant &amp;agrave; se prot&amp;eacute;ger des d&amp;eacute;stabilisations introduites par l'environnement dans le syst&amp;egrave;me. Cette tendance explique que la po&amp;eacute;sie ait un rapport avec la m&amp;eacute;moire et la m&amp;eacute;moire de la langue.&lt;br /&gt; 15.Une forme est caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;e par l'interaction maximale de ses &amp;eacute;l&amp;eacute;ments linguistiques constitutifs.&lt;br /&gt; 16.Dans une forme, rien n'est s&amp;eacute;par&amp;eacute;, tout agit sur tout et modifier n'importe lequel des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments a des incidences sur l'ensemble des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments.&lt;br /&gt; 17.La forme ne pr&amp;eacute;existe pas &amp;agrave; son r&amp;eacute;gime de fonctionnement. C'est l'intensit&amp;eacute; de son &amp;quot;activit&amp;eacute; dissipative&amp;quot; qui la caract&amp;eacute;rise. En ce sens, adopter les contraintes de la forme ne signifie nullement qu'il y ait forme.&lt;br /&gt; 18.Un texte peut avoir l'apparence d'un sonnet sans &amp;ecirc;tre un sonnet.&lt;br /&gt; 19.Un texte peut ne pas avoir l'apparence d'un sonnet et, pourtant, en &amp;ecirc;tre un.&lt;br /&gt; 20.La complexit&amp;eacute; des interactions dans une forme est tellement dense et complexe que les effets d'une modification locale sont largement impr&amp;eacute;visibles et ne le sont en tout cas pas de fa&amp;ccedil;on m&amp;eacute;canique.&lt;br /&gt; 21.On appelle forme fixe un moment du comportement constant de l'&amp;eacute;tat po&amp;eacute;sie tendant &amp;agrave; assurer sa survie par une fermeture de l'&amp;eacute;tat po&amp;eacute;sie sur lui-m&amp;ecirc;me.&lt;br /&gt; 22.Une forme fixe d&amp;eacute;finit comme seul licite un fonctionnement densifi&amp;eacute; mais isol&amp;eacute; du langage.&lt;br /&gt; 23.Une forme fixe tend &amp;agrave; ma&amp;icirc;triser les interactions par une focalisation pr&amp;eacute;alable des lieux d'interaction. Elle tend &amp;agrave; privil&amp;eacute;gier certaines structures de stabilit&amp;eacute;.&lt;br /&gt; 24.La plus ou moins grande force d'une structure de stabilit&amp;eacute; est caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;e par le plus ou moins grand nombre d'interactions qu'elle d&amp;eacute;finit.&lt;br /&gt; 25.Le sonnet est une structure de stabilit&amp;eacute; forte.&lt;br /&gt; 26.La sextine est une structure de stabilit&amp;eacute; moins forte que celle du sonnet.&lt;br /&gt; 27.Relativement &amp;agrave; la langue, un vers est une structure de stabilit&amp;eacute; faible.&lt;br /&gt; 28.Un vers est aussi une forme.&lt;br /&gt; 29.Par rapport &amp;agrave; une forme po&amp;eacute;tique donn&amp;eacute;e, un vers est toujours une forme fixe.&lt;br /&gt; 30.Le vers est l'unit&amp;eacute; de base d'une forme.&lt;br /&gt; 31.Un vers monostiche est &amp;agrave; la fois forme et vers. C'est un autre passage &amp;quot;&amp;agrave; la limite&amp;quot;.&lt;br /&gt; 32.Relativement au texte, un vers peut &amp;ecirc;tre une structure de stabilit&amp;eacute; forte. C'est, par exemple, le cas de l'alexandrin dans le sonnet.&lt;br /&gt; 33.Les interactions r&amp;eacute;elles d&amp;eacute;bordent toujours les interactions focalis&amp;eacute;es par les formes fixes.&lt;br /&gt; 34.Les structures de stabilit&amp;eacute; ne peuvent &amp;ecirc;tre des structures stables, ce sont des &amp;eacute;tats stationnaires provisoirement stables. On peut reprendre &amp;agrave; leur sujet le concept &amp;quot;d'ordre par fluctuation&amp;quot; de la thermodynamique.&lt;br /&gt; 35.Que les formes fixes les plus &amp;eacute;videntes aient &amp;eacute;t&amp;eacute; abandonn&amp;eacute;es ne signifie nullement qu'il n'y a plus de forme fixe.&lt;br /&gt; 36.Il existe chez les po&amp;egrave;tes les plus contemporains une nostalgie des formes fixes ant&amp;eacute;rieures : elles repr&amp;eacute;sentent un id&amp;eacute;al de structure de stabilit&amp;eacute;. Mais cette structure de stabilit&amp;eacute; n'est ad&amp;eacute;quate qu'&amp;agrave; un &amp;eacute;tat n&amp;eacute;cessairement r&amp;eacute;volu de langue.&lt;br /&gt; 37.L'histoire de la po&amp;eacute;sie est l'histoire de la recherche de structures de stabilit&amp;eacute;. C'est une histoire d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute;e.&lt;br /&gt; 38.Il ne peut y avoir une d&amp;eacute;finition simple et d&amp;eacute;finitive d'une forme po&amp;eacute;tique : une forme po&amp;eacute;tique est une tendance de l'ensemble des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments vers l'&amp;eacute;tat du syst&amp;egrave;me appel&amp;eacute; po&amp;eacute;sie. Il ne peut y avoir que des descriptions dynamiques de la po&amp;eacute;sie.&lt;br /&gt; 39.Il ne peut y avoir une d&amp;eacute;finition simple et d&amp;eacute;finitive du vers : le vers est un des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments contribuant au fonctionnement des formes po&amp;eacute;tiques. Il ne peut y avoir que des descriptions dynamiques du vers.&lt;br /&gt; 40.Une s&amp;eacute;quence langagi&amp;egrave;re de douze syllabes peut ne pas &amp;ecirc;tre un vers dans un sonnet.&lt;br /&gt; 41.Un s&amp;eacute;quence langagi&amp;egrave;re de douze syllabes peut &amp;ecirc;tre un vers dans une forme po&amp;eacute;tique donn&amp;eacute;e.&lt;br /&gt; 42.Une s&amp;eacute;quence langagi&amp;egrave;re de douze syllabes peut &amp;ecirc;tre un vers dans un sonnet.&lt;br /&gt; 43.Un s&amp;eacute;quence langagi&amp;egrave;re de douze syllabes peut ne pas &amp;ecirc;tre un vers dans une forme po&amp;eacute;tique donn&amp;eacute;e.&lt;br /&gt; 44.Modifier l'un quelconque des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments (rythme, son, graphie, comptage, graphie, etc...) d'un vers dans une forme donn&amp;eacute;e peut le faire passer &amp;agrave; l'&amp;eacute;tat de non-vers et r&amp;eacute;ciproquement.&lt;br /&gt; 45.Modifier l'un quelconque des vers d'une forme peut la faire passer &amp;agrave; l'&amp;eacute;tat de non-forme et r&amp;eacute;ciproquement.&lt;br /&gt; 46.C'est &amp;agrave; partir du r&amp;eacute;gime collectif d'activit&amp;eacute;, et non a priori et une fois pour toutes que se d&amp;eacute;cide ce qui est insignifiant et ce qui doit &amp;ecirc;tre pris en compte dans le fonctionnement du vers.&lt;br /&gt; 47.Prose et vers sont &amp;eacute;troitement m&amp;ecirc;l&amp;eacute;s et interd&amp;eacute;pendants : le basculement d'un &amp;eacute;tat dans l'autre est, &amp;agrave; tout moment, possible. Toute modification sur l'un quelconque des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments du syst&amp;egrave;me peut y contribuer (ceci permet notamment de comprendre l'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de la &amp;quot;th&amp;eacute;orie du rythme&amp;quot; de Jacques Roubaud et Pierre Lusson : il n'est rien qui ne puisse &amp;ecirc;tre pris en compte et qui ne puisse contribuer &amp;agrave; la description d'un &amp;eacute;tat stylistique).&lt;br /&gt; 48.L'ouverture du syst&amp;egrave;me implique le d&amp;eacute;placement constant des structures de stabilit&amp;eacute;. Une forme fixe ne peut qu'&amp;eacute;chouer &amp;agrave; assurer une stabilit&amp;eacute; d&amp;eacute;finitive dans l'&amp;eacute;tat po&amp;eacute;sie. Les formes fixes sont, paradoxalement, condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; l'&amp;eacute;volution.&lt;br /&gt; 49.Que le syst&amp;egrave;me linguistique soit ferm&amp;eacute;, les formes po&amp;eacute;tiques seront fixes, d&amp;eacute;finitivement. Mais, sauf &amp;agrave; devenir une langue morte, il s'agit l&amp;agrave; d'une impossibilit&amp;eacute; de nature.&lt;br /&gt; 50.Le vers libre contemporain est l'unit&amp;eacute; de base du po&amp;egrave;me contemporain.&lt;br /&gt; 51.Le po&amp;egrave;me contemporain d&amp;eacute;finit l'&amp;eacute;tat contemporain des formes fixes. Il en poss&amp;egrave;de les r&amp;egrave;gles, les contraintes et les rejets (cf.&amp;quot;La vieillesse d'Alexandre&amp;quot; de Jacques Roubaud). On voit &amp;agrave; nouveau, dans les &amp;eacute;critures &amp;quot;&amp;agrave; la limite&amp;quot;, se manifester une tentative de d&amp;eacute;placement de cette forme fixe.&lt;br /&gt; 52.La po&amp;eacute;sie contemporaine se caract&amp;eacute;rise par une recherche de la stabilisation des passages &amp;quot;&amp;agrave; la limite&amp;quot;.&lt;br /&gt; &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 