10 mars 2008

Lectures poétiques recommandées en mars 2008

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Anthologie de la poésie d’Ouzbékistan
direction Hamid Ismailov et Jean-Pierre Balpe, Le Sandre, 2 volumes, 13 € chaque. Une poésie millénaire, du ghazal classique à la poésie actuelle, un voyage dans le temps et l’espace, un avant-goût de la Biennale 2009 où la poésie turcophone sera à l’honneur.

Art conceptuel
une entologie, sous la direction de Gauthier Herrmann, Fabrice Reymond et Fabien Vallos, éditions Mix, 22 €. Un volume très riche présentant de nombreux documents inédits indispensables pour tous ceux qui s’intéressent à la poésie contemporaine dans ses relations avec les autres formes de création

Grand ensemble
Nathalie Quintane, P.O.L, 16 € Le retour de Nathalie Quintane au format poétique sur un sujet toujours brûlant : notre rapport à l’Algérie.

La fille du département Fiction (carnet Hawaï)
David Lespiau, L’Attente, 11 € Empruntée à George Orwell et à 1984, La fille du département Fiction, permet à David Lespiau de poursuivre le récit de son écriture avec élégance, diffraction.

Le cas de le dire
Frank Smith, éditions Créaphis, 12 €. Comment travailler le langage de tous les jours en la ressassant, la malaxant dans tous les sens pour se débarrasser des banalités ordinaires et tenter d’atteindre un autre niveau d’expression qui serait peut-être la poésie.

Les jours s’en vont comme des chevaux sauvages dans les collines
Charles Bukowski traduit par Thierry Beauchamp aux éditions du Rocher, 17 €. Cet ouvrage paru aux USA en 1969 n’avait jamais été traduit en français. Une poésie « politique » écrite au ras du quotidien et de la difficulté de vivre.

Les techniciens du sacré
anthologie de Jerome Rothenberg traduite par Yves di Manno aux éditions José Corti, 33 €. Présentation des « poésies tribales/orales » du monde entier et de la pensée sauvage. Un ensemble de textes passionnants pour remettre en perspective tout ce que l’on croit savoir de la poésie.

Mon journal pour Nina
Eric Houser, L’Attente, 7, 6 € L’art d’être quasi grand-père : Eric Houser écrit pour Nina (9 ans) un journal (d’été (de poésie)). Un texte d’une grande simplicité. Une formidable leçon de vie et de littérature.

Sans effets personnels

Yannick Liron, MIX., 5 € Le regard, le toucher, la grammaire, autant de formes d’individuation que Yannick Liron interroge, manipule avec humour et brio.

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01 novembre 2006

Henri Deluy, Les arbres noirs

Dernier recueil d'Henri Deluy aux éditions Flammarion dans la collection Poésie. Toujours la même retenue, la même densité de texte, le désir de gratter la langue jusqu'à l'os pour éliminer les sentiments faciles, les mécanismes expressifs, les habitudes de pensée avec pour résultat une écriture à la fois pudique et sensible à l'extrême. Un recueil divisé en six parties à l'approche différente du vers, du rythme, du rapport au monde:

 

Vingt-quatre heures diminuaient

  A disposer de toi-même, à déchirer

     Ces éponges qui tombaient parmi les

        Chênes, les cyprès, les coffres, les carrés

           Tu ne laissais qu'une empreinte de craie

              Sur le revers des tuiles brunes.

 (I c, p.52)

 

Tu avais par trois fois traversé

   Le ravin, ce même jour, et

 

La grêle avait cinglé ton visage.

   Peut-être connaissais-tu

 

Cette marge, Ingeborg, peut-être

   Savais-tu ce que tu faisais.

(IV, p.140)

 

210 pages à lire d'urgence.
 

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15 septembre 2006

John Cage

Les éditions Textuel viennent de publier divers écrits de John Cage dans une traduction de Christophe Marchand-Kiss, sous le titre "Une année dès lundi". L'ouvrage, sous-titré "conférences et décrits" contient vingt textes sur des sujets divers, bien qu'essentiellement centrés sur la création artistique, qui vont de réflexions sur la musique à des "réflexions à propos de Duchamp" est très largement basé sur le principe du collage (de la mosaïque): réflexions juxtaposées parfois sans lien évident donnant au lecteur l'impression de participer à une pensée en mouvement. On y trouve très fortement l'influence de Gertrude Stein dans la recherche systématique de l'évitement d'une pensée rationnellement, logiquement, construite. Parfois, comme dans la "conférence à la Julliard", c'est la décontruction typographique qui crée cette impression alors que le texte se construit presque comme une démonstration.
 
Une approche qui, si elle fut moderne, a été aujourd'hui très galvaudée et surexploitée notamment dans le domaine de la poésie au point de devenir comme une coquetterie d'écriture contemporaine. 

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11 septembre 2006

La poésie est une autre peinture

medium_NatureMorteAvecCrane.jpgPicasso disait : « Chaque fois que je m’approche d’un peintre qui travaille d’après nature, et que je regarde sa toile, je vois toujours de la mauvaise peinture… La réalité doit être transpercée dans tous les sens du mot. Ce que les gens oublient c’est que tout est unique. La nature ne fait jamais deux fois la même chose. D’où mon insistance à rechercher les rapports de grand écart : une petite tête sur un grand corps. Je veux attirer l’esprit vers une direction à laquelle il n’est pas habitué, et le réveiller. Je veux dévoiler au spectateur quelque chose qu’il ne peut découvrir sans moi. […] La peinture n'est jamais de la prose, c'est de la poésie, elle est écrite en vers avec des rimes plastiques… Les rimes plastiques sont des formes qui résonnent entre elles, répondent à d'autres formes, ou à l'espace qui les entoure; elles s'apparentent aussi quelquefois par leur symbolisme, mais le symbolisme ne doit pas être trop évident. On ne peut continuer à peindre un crâne et des os en croix, de même qu'on ne peut continuer à faire rimer "amour" avec "toujours". Alors on remplace les os par des poireaux, et ils disent la même chose."

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22 novembre 2005

Lecture à Choisy-le-Roi le 18/11/2005

Bonne soirée de lecture dans le cadre de la Biennale Internationale des Poètes en Val-de-Marne le 18 novembre 2005 à la médiathèque Louis Aragon de Choisy-le-Roi (dans l'ordre des photos) : Sigurdur Palsson (Islande), Charles Pennequin (France), Jeamel Flores-Habooud (Pérou), Najwan Darwich (Palestine), Caroline Sagot Duvauroux (France), Azizia Khosnaseeb (Afghanistan). (Photos Josiane Herry)
 

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