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19 février 2006

Un poème pour la route

Je viens de passer le week-end avec mon ami, le poète, Hamid Ismaïlov à traduire des poèmes ouzbeks contemporains pour un livre qui va paraître aux éditions du Sandre.

Je ne peux résister au plaisir de vous en proposer un traduit du tadjik du poète Jafar Muhammad:


L’amour existe encore…

Va, brise de l’aube, va,
Dis aux tulipes
Que l’amour existe encore,
Comme le printemps,
Dis aux tulipes
Que le parfum des cœurs amoureux existe encore.

Va, brise espiègle, va
Dis aux mains du potier
Que l’argile existe encore
Dis leur qu’aucun pot ne peut être brisé
Qu’il y a encore du vin.

Va, brise de l’aube, va,
Dis à Masjid ul Haram *
Que Bilal * est encore là,
Qu’ainsi est là une prière sincère.

Va, brise, va,
Dis aux poissons des rivières
Que Yusuf * existe encore
Prêt à rester sous l’eau.

Souffle en tous sens
Souffle sur chaque tête
Porte le message
Porte le message
Que le soleil existe encore
Et qu’il brille encore sur nous !


* Masjid ul Haram, mosquée entourant la Kaabah connue aussi comme Haram ash Shareef.
* Bilal est un esclave éthiopien, qui devint un des premiers disciples de Mahomet, Bilal est devenu un des hommes les plus importants de l’Islam
* Le prophète Yusuf (Joseph) mari de la fille de Putiphar, jeté par ses 11 frères jaloux dans un puits.

10:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poèmes, Jafar Muhammad, tadjik, poème